La droite palaisienne s’attaque à la Culture

M. Grégoire de Lasteyrie, maire de Palaiseau, a décidé de fermer au public le Ferry, lieu d’activités culturelles libres emblématique de Palaiseau, installé sur le site de l’ancienne école Jules Ferry, avenue de Stalingrad.

Cette décision fait suite à l’avis défavorable de la commission de sécurité. La droite palaisienne tentera ainsi de faire croire que cette fin était inéluctable, alors que ce sont bien ses choix budgétaires qui ont précipité ce désastre. Elle seule a décidé de reporter à 2015 les travaux de réhabilitation du site, initialement prévus en 2014 par l’ancienne majorité. Les élus du groupe Palaiseau Passionnément avaient publiquement dénoncé cette décision en conseil municipal, soulignant qu’elle pouvait conduire à la fin de cette belle aventure culturelle. C’est encore la droite qui choisit aujourd’hui de renoncer à ce lieu cher à de nombreux Palaisiens de tous âges plutôt que de procéder aux rénovations nécessaires.

C’est un nouvel acte politique qui marque une nouvelle étape dans l’affaiblissement de la politique culturelle de la ville : quasi suppression de la fête de la ville, report de la rénovation de la MJC, programmation culturelle privilégiant le théâtre de Longjumeau et l’Opéra de Massy. Pour le maire et la droite palaisienne, la culture coûte « trop cher », surtout lorsqu’elle est incontrôlable. Les Palaisiens ont toujours eu accès à une offre culturelle riche, libre et variée. En pleine crise sociale et morale, nous avons plus que jamais besoin de la culture sous toutes ses formes pour préserver le vivre ensemble et permettre aux habitants de se rencontrer.

Le groupe Palaiseau Passionnément s’oppose vigoureusement cette décision arbitraire que l’état financier de la ville ne justifie absolument pas.

Ils demandent :

  • que les associations et acteurs culturels du Ferry soient enfin reçus par le maire ;

  • que les travaux strictement nécessaires à sa réouverture soient réalisés dès le premier semestre 2015 ;

  • que le projet culturel du Ferry soit préservé et qu’une concertation constructive s’ouvre pour faire vivre ce lieu de vie important pour la ville et les Palaisiens

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L’indignité républicaine du maire de Palaiseau

Après 31 années passées au service des Palaisiens en tant qu’élu, François Lamy, ancien maire de
Palaiseau et président de la CAPS, a démissionné du conseil municipal le 12 novembre dernier.

Les élus du groupe Palaiseau Passionnément remercient François Lamy pour son engagement
entier et indéfectible en faveur de Palaiseau et de la Communauté d’agglomération du plateau
de Saclay.

Une page se tourne pour notre ville. Un nouvel avenir s’ouvre pour la gauche palaisienne. Nous
l’écrirons toujours avec passion. François Lamy reste député de la 6è circonscription et continuera
à jouer un rôle important pour notre territoire et ses habitants.

Hélas, cet événement est entaché par une décision inattendue et incompréhensible. Le nouveau
maire UMP de Palaiseau, M. de Lasteyrie, refuse de publier l’intégralité de la déclaration de
François Lamy dans le magazine municipal. C’est une décision sectaire, mesquine et sans hauteur
d’âme. Au-delà des divergences d’opinions politiques, tous les maires qui ont consacré leur
énergie au bien-être de leurs concitoyens et aux progrès de leur commune ont droit au respect le
plus élémentaire.

Nous condamnons ce geste méprisant. Jean-François Revel disait que « l’intolérance à l’égard des
idées est corrigée en France par la tolérance à l’égard des hommes. » L’intolérance de M. de
Lasteyrie n’a hélas trouvé aucune correction. Cet acte ne l’honore pas et rompt avec les principes
républicains.

Matthieu PASQUIO
Secrétaire de Section du PS de Palaiseau
@M_Pasquio
pspalaiseau@gmail.com

David BODET
Président du Groupe des élus Palaiseau Passionnément
@BodetDavid
david.bodet@mairie-palaiseau.fr

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Rythmes scolaires

 

Durant toute la campagne électorale, la droite locale et nationale n’a eu de cesse de dénoncer la réforme des rythmes scolaires. Une fois au pouvoir, on n’allait voir ce qu’on allait voir ! On changerait tout, de la méthode de concertation au contenu !

Il est des engagements qu’il vaut mieux pouvoir discrètement oublier une fois aux responsabilités. M. de Lasteyrie a relancé les échanges avec les associations de parents d’élèves. Au cours des discussions, il a eu la surprise de découvrir qu’il y avait bien eu concertation avec les familles, que le projet mis en œuvre à la rentrée 2014 améliorait la journée des enfants, correspondait aux attentes d’une grande majorité des familles et que les dysfonctionnements inévitables dans une phase initiale avaient été corrigés.

Ne trouvant plus rien à redire sur le fond, il restait la question des coûts ! La nouvelle majorité de droite, annonce un coût de 700 000 euros. Et dans la foulée, au mépris de la concertation en cours avec les parents d’élèves, M. de Lasteyrie annonce au Parisien du 6 juin qu’il fera payer les familles qui laissent leurs enfants de 15h45 à 16h30, le temps de venir les chercher à l’école. Cette mesure est injuste. Et surtout inefficace car elle générera de très faibles recettes financières. Au final, elle pénalisera les parents qui ne peuvent pas venir chercher leurs enfants avant 16h30.

Quant aux 700 000 euros imputés à la seule réforme, M. de Lasteyrie mélangent les coûts spécifiques dus à la réforme et la formation des animateurs qui était prévu même sans la réforme des rythmes pour améliorer la qualité d’accueil des enfants ou le taux d’encadrement déterminé par la Caisse des allocations familiales. Pire, le retour aux 2h de pause méridienne initiale entraîne un surcoût ! Au final, les déclarations péremptoires et électoralistes se sont perdues en chuchotements :

  • La réforme améliore la qualité de la journée des enfants et les ateliers proposés sont de bonnes qualités.
  • Un processus sérieux et continu de concertation a bien eu lieu avec les associations de parents d’élèves initié par la précédente majorité de gauche (réunions plénières et comité de suivi),
  • Les principaux dysfonctionnements ont été en partie corrigés notamment dans les maternelles où il fallait adapter les thèmes des ateliers et laisser du temps de repos aux enfants.
  • Les adaptations ont été faites pour les écoles où le nombre d’élèves mangeant à la cantine nécessitaient de conserver une pause plus longue le midi.
  • Le renforcement de la formation des animateurs est nécessaire pour leur permettre d’assurer leur mission auprès des enfants dans les meilleures conditions.
  • La forte mobilisation des associations palaisiennes contribuent à la qualité des ateliers.

Cette réforme a bien sûr créé des craintes et bouleverser les habitudes. Mais, il faut garder à l’esprit que les élèves français sont ceux en Europe qui ont les journées les plus rempli et les plus fatigantes, et que la suppression par la droite du samedi matin (sans concertation celle-là !) n’a fait qu’aggraver les choses tout en éloignant un peu plus les familles de l’école. Nous souhaitons que cette réforme soit faite dans l’intérêt de l’enfant avant tout et surtout pas juger seulement à l’aune de la seule logique comptable.

Investir dans l’école, permettre l’épanouissement de l’enfant est un « investissement » social et culturel d’avenir pour notre pays. La droite ne parle jamais de son contenu.

Nous demandons :

  • le maintien de la gratuité de la période 15h45-16h30. Le coût de la réforme ne doit en aucun cas être à la charge des familles comme c’était le cas en 2014.
  • Le respect de la concertation qui veut qu’un maire n’annonce pas aux familles palaisiennes ces décisions par voie de presse alors que les discussions sont encore en cours et qu’il réserve ses décisions aux premiers concernés, ses concitoyens et son conseil municipal.
  • Le renforcement de la formation des animateurs.
  • La pérennisation du comité de suivi de la réforme pour veiller à son amélioration.
  • Un débat public au conseil municipal s’agissant d’une réforme majeure pour les élèves et leurs familles.
  • Une totale transparence financière sur le coût de la réforme avec le montant des aides de l’Etat et la présentation des coûts strictement liés à la réforme des rythmes.
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